Le réseau des Centres régionaux d’Etudes, d’Actions et d’Informationsen faveur des personnes en situation de vulnérabilité

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Etudes du réseau des CREAI

Comment favoriser des parcours fluides et éviter des ruptures pour les personnes avec autisme en région Centre-Val de Loire ?

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CREAI Centre-Val de Loire
Parution : Novembre 2016
Auteur(s) : Aurore Duquesne


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Résumé :

Dans le cadre du Troisième Plan Autisme 2013-2017, une étude portant sur le parcours des personnes avec autisme a été confiée au CREAI Centre Val de Loire par l'ARS Centre Val de Loire.Cette troisième étude relative à l’autisme s’inscrit dans le prolongement de deux
autres études :

Cette étude relative aux parcours des personnes avec autisme se présente comme un travail par périodes de vie qui seront abordées de manière transversale dans ce rapport, l’objectif étant d’obtenir une vision globale de l’intervention de l’ensemble des acteurs à un moment donné du parcours et de voir quels peuvent être les leviers et les freins dans chaque étape du parcours. A chaque étape du parcours correspond une tranche d’âge pour laquelle des problématiques sont soulevées dans les six départements que compte la région Centre-Val de Loire.

Sont également mis en évidence les acteurs possiblement présents à chaque étape du parcours confrontés aux ressources mobilisables sur le territoire et au travail de coordination réalisé entre les acteurs dans les différents départements.

Cette étude vise aussi à dégager des parcours dits typiques ou au contraire atypiques et de savoir quels sont les facteurs permettant de positionner un parcours comme étant typique et quels sont les critères et les circonstances dans lesquelles le parcours peut s’apparenter à un parcours plutôt atypique. Le parcours dit « typique » peut s’apparenter à un parcours sans rupture majeure dans lequel des réponses adaptées ont pu être mises en place pour la personne. A l’inverse, un parcours peut être dit « atypique » lorsque les moments de rupture ne permettent plus de poursuivre un accompagnement adapté à la personne et qu’un temps de latence, parfois très long, est observé entre deux prises en charge.

L’objectif de cette étude est de repérer tant les éléments facilitateurs que les points de rupture dans les parcours et d’analyser ces parcours au regard de l’offre médico-sociale et sanitaire et de la démographie médicale et paramédicale existante dans les six départements de la Région. Cette étude doit également permettre de mettre en évidence les modalités de coopération entre les acteurs des différents départements et le travail en réseau qui peut être réalisé entre eux.




Commanditaire(s) :

ARS Centre Val de Loire

Zones Géographiques :

Centre-Val de Loire

Principaux résultats :

L’étude de situations particulières et les échanges entre les acteurs dans les six départements permettent d’envisager ce qui peut caractériser des parcours dits « typiques » ou au contraire « atypiques ». Pour les premiers, le fait d’obtenir un diagnostic précoce, d’être accompagné par des professionnels formés en structure sanitaire et/ou médico-sociale, d’être soutenu par des associations, d’appartenir à une catégorie socio-professionnelle supérieure, favorise un parcours généralement fluide. En revanche, lorsqu’un diagnostic est établi tardivement, qu’aucun accompagnement sanitaire ou médico-social n’est mis en place ou qu’il s’est installé tardivement dans le parcours et que la catégorie socio-professionnelle des parents renvoie à des situations souvent précaires, des ruptures sont plus fréquemment repérées dans les parcours.
D’une manière générale, la coordination entre les acteurs intervenant auprès de la personne avec autisme facilite la recherche de solutions adaptées en apportant une réponse issue du maillage territorial. Ce travail partenarial s’inscrit plus précisément dans une perspective de réseau structuré entre les acteurs. Des expériences existent déjà dans les départements, comme par exemple le dispositif « filière autisme » en Eure-et-Loir, mais demandent à être développées territorialement.
De plus, passer de la logique de places à la logique de solutions pour répondre à des besoins identifiés implique de raisonner autrement, en redéfinissant des modèles d’accompagnement. La réflexion actuelle d’un nouveau modèle d’allocations de ressources, Serafin-PH, s’inscrit également dans cet objectif, d’un modèle qui puisse «accompagner le libre choix de la personne, au plus près du droit commun, en encourageant l’accompagnement à domicile ou d’autres formes plus souples»
pour les personnes pour lesquelles une solution hors de l’établissement pourrait être proposée. Ce projet s’inscrit plus globalement dans la mise en œuvre du Plan d’Accompagnement Global, prévu dans la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » de Marie-Sophie Desaulle, qui vise à fournir en fonction des besoins de la personne d’une part une réponse idéale, hors contrainte de l’offre, et une réponse alternative, sous contrainte de l’offre établie par défaut faute de place disponible ou d’offre suffisamment développée sur le territoire.
Ces solutions alternatives passeront nécessairement par un dynamisme de partenariat, de coopération et de coordination des acteurs. Il conviendra de prendre en compte les modalités locales et d’apporter des réponses qui puissent être adaptées à un territoire unique.