Le réseau des Centres régionaux d’Etudes, d’Actions et d’Informationsen faveur des personnes en situation de vulnérabilité

masque-menu

Evaluation qualitative des effets produits par les Groupes d'Entraide Mutuelle sur les situations de vie de leurs adhérents

ANCREAI
CREAI Bretagne
CREAI Bourgogne-Franche-Comté
CEDIAS/CREAI Ile de France
CREAI-ORS Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
CREAI Alsace Champagne-Ardenne Lorraine
CREAI Nord Pas de Calais Picardie
A+A-Flux RSS

Les Groupes d’Entraide Mutuelle régis par les articles L. 114-1-1 et L. 114-3 du code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) sont des structures de prévention et de compensation de la restriction de la participation à la vie sociale, introduits par la loi « handicap » du 11 février 2005. Ces groupes sont organisés sous forme associative de type loi 1901 ; ils ne constituent pas des structures médico-sociales au sens de l’article L. 312-1 du même code .
Ils accueillent des personnes dont des troubles de santé similaires les mettent en situation de fragilité. Ils ont pour objet premier, la création d’un lien social et de lutter contre l’isolement ; ainsi, ces groupes sont des lieux de rencontres, d’échanges et de soutien entre les adhérents. Les différentes activités organisées ensemble par les adhérents visent tant au développement personnel qu’à créer des liens avec la communauté environnante.
Le GEM est fondé sur l’adhésion libre et volontaire des personnes à un projet de solidarité et d’entraide ouvert sur la Cité (le prix de l’adhésion est modique). Un règlement intérieur est élaboré en commun et les adhérents ne sont soumis à aucune contrainte en termes de fréquence de venue au GEM, ou encore de participation aux activités proposées.
Mis en œuvre par l’association des adhérents, le GEM bénéficie de l’appui d’un parrain (autre association d’usagers, de représentants de famille, gestionnaire de structures sociales ou médico-sociale) pour aider les usagers adhérents dans la gestion du fonctionnement du GEM, en particulier au niveau administratif et financier.
Moyennant des conditions satisfaisant à un Cahier des charges, le GEM peut faire l’objet d’un conventionnement pour bénéficier d’un financement de l’Etat, lui donnant notamment les moyens d’embaucher un ou deux animateurs. Ces salariés (épaulés éventuellement par des bénévoles) aident, autant que de besoin, les adhérents à s’organiser dans la réalisation de leur projet (en particulier dans la gestion quotidienne du groupe), ainsi qu’à établir des relations avec l’environnement et les institutions de la Cité.

A la demande de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie (CNSA), l'ANCREAI et 6 CREAI* réalisent de septembre 2015 à  juillet 2016 une évaluation qualitative des Groupes d'Entraide Mutuelle (GEM). Cette évaluation vise à la fois à:

- interroger comment les adhérents des GEM « s’emparent » de ce dispositif, les missions qu’ils lui assignent et la façon dont ils estiment participer concrètement à la co-construction du projet qui guide le fonctionnement de ce collectif d’entraide ;
- analyser les effets induits par la fréquentation du GEM sur la situation de vie d’un panel d’adhérents.

En termes de résultats attendus, il s'agit de:

- Mieux identifier comment les adhérents s’inscrivent dans ce collectif d’entraide (selon les personnes, les étapes de leur parcours de vie, les modalités et la souplesse du fonctionnement, du GEM, etc.) et quels bénéfices ils en tirent dans leur vie quotidienne.
- Objectiver en quoi et par quel mécanisme la fréquentation d’un GEM impacte sur la situation de vie et le parcours de vie de ses adhérents (que ce soit en termes d’interactions sociales de mobilisation des aides et soutiens nécessaires pour la mise en œuvre du projet de vie, ou encore d’accès à des dispositifs de droit commun.
- Poser des préconisations sur le développement des partenariats souhaités (à partir notamment des facilitateurs et des freins à une meilleure articulation avec les ressources territoriales, repérés dans l’étude).
- Mettre en évidence toute la variété des organisations existantes et donc de toute la richesse de l’innovation locale.

*Cette étude est réalisée dans 6 régions: Bretagne, Ile-de-France, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais.

Un comité de pilotage, regroupant des porteurs de GEM, la DGCS et la CNSA, valide les étapes de cette étude.