Le réseau des Centres régionaux d’Etudes, d’Actions et d’Informationsen faveur des personnes en situation de vulnérabilité

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Etudes du réseau des CREAI

Identification des besoins en matière de solutions de répit dans le cadre du handicap

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CREAI-ORS Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
Parution : Avril 2016
Auteur(s) : Bruno FOUCARD


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Résumé :

L’ARS Languedoc-Roussillon a fait le constat d’une sous-utilisation relative des places d’accueil temporaire, notamment celles d’hébergement temporaire. Cela se traduit entre autres par des demandes de révision d’agrément de certains établissements, afin que ces places soient affectées à de l’accueil permanent de personnes en situation de handicap.

Cependant, parallèlement, une demande de plus en plus importante de formules « d’accueil de répit » est exprimée, que ce soit par les usagers, leur entourage ou les aidants professionnels, aussi bien ceux intervenant à domicile que ceux intervenant en établissement.

L’ARS a sollicité le CREAI-ORS Languedoc-Roussillon pour réaliser une étude sur les besoins en solutions de répit et les différentes solutions pouvant y être apportées. Pour l’ARS, cette étude s’inscrit également dans le cadre du plan Autisme, la question du répit étant un des axes de travail mis en avant par ce plan. Cependant, l’ARS n’a pas souhaité limiter l’étude au seul champ de l’Autisme mais a souhaité qu’elle concerne l’ensemble des besoins de répit lié aux situations de handicap.

Le présent rapport synthétise l’ensemble des éléments collectés au cours de cette étude sur le Languedoc-Roussillon et propose des pistes de travail et des fiches actions, construites en concertations avec les acteurs de terrain, afin de développer des solutions de répit adaptées aux besoins des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.

 




Commanditaire(s) :

ARS Languedoc-Roussillon

Zones Géographiques :

Languedoc-Roussillon

Méthodologie :



Principaux résultats :

La notion de répit et l’ensemble des solutions proposées s’est construit historiquement en référence à la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui encore, le plan Alzheimer propose des pistes qui peuvent facilement servir d’appui aux problématiques du champ du handicap. Pour élargir la diversité des réponses offertes tant aux aidés, qu’aux aidants, les pouvoirs publics apportent une attention particulière au développement d’une offre de structures de répit de qualité.

Mais au-delà de l’objectif de création de places qui demeure centrale, quatre nécessités apparaissent. La première est d’évaluer l’efficacité des dispositifs existants afin de mieux connaître les facteurs de réussite ; la seconde est d’expérimenter puis de généraliser les formules de répit innovantes afin d’offrir aux aidants des formules nouvelles, plus souples, adaptées à leurs besoins ; la troisième est la rédaction d’un cahier des charges pour donner à toutes les structures de répit une dimension thérapeutique afin de garantir une prise en charge de qualité et un réel bénéfice pour la personne atteinte. Enfin, la quatrième est la rédaction d’un guide pour la création de centres d’accueil de jour et l’ouverture de places de répit, pour lever certains freins aux initiatives.
D’autre part, toujours en lien avec la maladie d’Alzheimer, selon une étude financée par la CNSA, sur l’évaluation des structures de répit, le « répit » considéré isolément n’a pas fait la preuve de son efficacité sur le fardeau, la dépression, l’anxiété et la santé en générale de l’aidant. En revanche, les interventions multidimensionnelles comprenant entre autress du « répit » (soutien, conseil, éducation, information) ont montré des résultats plus positifs sur ces mêmes variables. Ces résultats amènent donc à s’interroger sur l’intérêt du répit considéré isolément.77 Si l’on veut donner au répit tout son sens et sa valeur, il faut l’assortir d’un réel souci d’efficacité pour l’aidant, en lui permettant d’acquérir de nouveaux savoir-être et de nouveaux savoir-faire… et cesser de considérer le répit seul comme une fin en soi. Un répit sans apprentissages et sans un soutien spécifique resterait une mesure isolée qui ne serait pas à même d’améliorer durablement la situation des Aidants concernés.