Sanitaire, médico-social, social, familles... quelle prise en charge croisée pour les enfants présentant des troubles psychiques sévères?
Certains enfants atteints de troubles psychiatriques sévères se retrouvent dans des situations dégradées, voire même dans des impasses.
On peut parfois identifier un certain « morcellement » et une « discontinuité » des différents accompagnements mis en place autour d’eux, alors même que leurs troubles nécessiteraient particulièrement un cadre « contenant » et « continu ».
Un des éléments renforçateurs de cet émiettement se retrouve notamment dans la difficulté à trouver des prises en charges adaptées en proximité géographique des familles.
Les familles, parfois démunies face aux difficultés, se retrouvent souvent avec une partie importante de la prise en charge, notamment l’hébergement. Pour certaines familles, cela risque de les conduire à « imploser », rajoutant du même coup
de l’instabilité supplémentaire.
Du fait de ces troubles comportementaux sévères, les différents professionnels concernés peuvent eux aussi se sentir en difficulté, et se questionner sur le bienfondé de leur accompagnement, voire, dans certains cas, refuser cet accompagnement.
On se retrouve ainsi parfois au coeur de crispations « institutionnelles », chacun étant conduit à se retrancher derrière ses compétences propres, créant ainsi des frictions entre les différents champs de prise en charge et les différents dispositifs, qu’ils appartiennent au secteur social, au secteur médico-social ou au secteur sanitaire ou au secteur éducatif.
Cette journée d’étude a ainsi pour ambition de réunir les principaux protagonistes autour d’une réflexion commune. L’enjeu de cette réflexion est de contribuer à la recherche de pistes permettant de tendre vers davantage de stabilité et de continuité
dans les accompagnements.






