Dans un contexte d’évolution sociétale, sociale et économique, de très nombreuses réformes ont émaillé depuis 15 ans le secteur social et médico-social.
Pour accompagner globalement une personne, les acteurs que nous sommes, savent que les réponses proposées sur un territoire doivent s’articuler entre elles pour lui permettre de bénéficier d’un parcours de vie cohérent et sans rupture. Cette évolution remet en question notre système traditionnel d’organisation en silo.
En outre, s’opère une mutation qui s’accélère ces dernières années sur la véritable prise en compte de la personne accompagnée. Il s’agit de lui donner les moyens, non seulement d’être auteur de son projet mais, plus largement, d’exercer sa citoyenneté.
Nous avons donc « basculé » résolument vers une approche multidimensionnelle, dynamique et systémique. Toutefois, pour y parvenir, les modes d’emploi restent à construire.
Si le secteur a progressivement révisé ses paramètres de fonctionnement et ses modèles organisationnels, la situation actuelle porte un double défi : articuler management des structures et gouvernance des organismes gestionnaires au service du parcours de vie des personnes.Ce défi sous-tend plusieurs interrogations :
  • Quelles traductions des récentes politiques publiques sur les stratégies associatives ?
  • Comment ne pas réduire cette nécessité de mutation du secteur aux logiques de contraintes budgétaires ? A contrario, comment les organismes gestionnaires peuvent s’emparer de ces évolutions afin de les transformer en opportunités pour impulser des dynamiques positives dans leurs structures ?
  • Dans des organisations de plus en plus sophistiquées et avec la généralisation des CPOM, quelles sont les missions et les compétences attendues des managers ?
  • Face à des messages diffusés d’efficience et de performance, comment concilier les impératifs de gestion et une éthique d’intervention à tous les niveaux de l’organisation ?
  • Comment produire de l’intelligence collective et obtenir l’adhésion des équipes dans un contexte de « coopétition » ?
  • Quelles boîtes à outils permettent aux managers et aux équipes de garantir une approche bienveillante dans l’accompagnement des personnes ?
Pour aborder ces questions, l’ADESS 63 et le CREAI Auvergne-Rhône-Alpes organisent le 20 mars 2019 une journée de réflexion et d’échanges à Clermont-Ferrand.
En s’appuyant sur les analyses d’intervenants pluridisciplinaires et les expériences de gestionnaires, cette journée vise à mettre l’accent sur les anticipations et les mécanismes de changement dans le secteur.
 

Réussir l’accompagnement des personnes dans un monde en transition : Leviers et innovations pour s’adapter à la pluralité des besoins et des choix de la vie

3 au 5 avril 2019, Marseille – Palais des Congrès

Ces journées nationales de formation des personnels des MAS, FAM & Foyers de Vie sont organisées par l’ANCREAI (Association Nationale des Centres Régionaux d’Études, d’Actions et d’Informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité), en collaboration avec le CREAI PACA & Corse.

« Ces journées permettront de s’interroger sur la nécessité de s’adapter aux nouveaux besoins et nouvelles demandes (générés par les possibilités technologiques, les progrès du monde moderne et l’évolution des publics) de la part des personnes accompagnées, en situation de handicap sévère et donc de mettre en place de nouvelles formes d’accompagnements.

Cet événement très attendu par l’ensemble des professionnels des MAS, FAM et Foyers de Vie, est un temps fort d’apport de connaissances des situations de vulnérabilité sur l’ensemble du territoire. C’est également un espace de décryptage des politiques sociales par et pour les acteurs de terrain. »

Télécharger le pré-programme

Inscriptions en ligne :

https://www.weezevent.com/33-jn

 

JOURNÉES NATIONALES IME-IEM 2019

JOURNÉES NATIONALES IME-IEM AU PALAIS DES CONGRÈS DE NANCY DU 14 AU 16 OCTOBRE 2019

Ces journées auront pour thème : « 0-100 solutions : l’avenir des IME-IEM face aux défis du virage inclusif »

Qualifiées de « révolution douce »[1], les réformes législatives des lois 2000 ont posé les bases d’une mutation en profondeur du secteur médico-social. Le virage inclusif apparaît aujourd’hui comme une « révolution copernicienne » à l’ensemble des acteurs concernés. Les changements sont en effet perceptibles aux niveaux de l’organisation des établissements, du profil et de l’accompagnement des jeunes, des coopérations avec les familles, de l’articulation de l’offre territoriale. Les contours d’un nouveau paysage médico-social se dessinent autour d’une approche résolument situationnelle.

Le chantier global de transformation de l’offre, piloté au niveau national et activé dans les territoires régionaux et de proximité, réinterroge ainsi le secteur médico-social dans son organisation actuelle. Dans une perspective inclusive et avec l’objectif de construire une modularité de réponses « adaptées et efficientes dans une logique de parcours », l’offre est étudiée en termes de prestations répondant aux besoins de chaque personne. En revisitant le format actuel des établissements, le projet  SERAFIN-PH suscite de nombreuses interrogations quant à ses possibles impacts sur les dispositifs existants :  quelles transformations induit-il dans les pratiques ? Comment les accompagnements vont-ils être pensés et aménagés au regard de la nomenclature ?

Au niveau territorial, la primauté du recours au milieu « ordinaire » (mainstream) amène les établissements à organiser différemment leurs modalités d’intervention. Comment alors gérer la coordination entre intervenants multiples et de cultures professionnelles différentes ? Quels rôles peuvent jouer les professionnels des instituts médico-éducatifs (IME) et des instituts d’éducation motrice (IEM) pour favoriser voire garantir la cohérence des projets d’accompagnement ? Comment organiser avec fluidité les accompagnements en dehors des murs de l’institution, au niveau des unités d’enseignement notamment, mais également en aval de l’accompagnement en IME  ou IEM ? Comment les établissements s’approprient-ils les nouveaux dispositifs d’action médico-sociale tels que les plateformes de service ou les pôles de compétences et de prestations externalisées ? Comment adaptent-ils les réponses à la diversité des publics accueillis  en termes de problématiques de santé, mais également d’amplitude d’âges ?

En outre, les équipes des IME et IEM sont nombreuses à observer la complexification des situations des jeunes accompagnés, ainsi que celle de leur entourage familial ou familier. De quel recul dispose-t-on sur la mise en œuvre de la mission Une Réponse Accompagnée Pour Tous ? L’instauration des plans d’accompagnement globaux[2] (PAG) et le plan de prévention des départs non souhaités vers la Belgique[3]  produisent-ils les effets escomptés par le législateur ?

L’avancée des connaissances scientifiques (disabilty studies) contribue tout autant à l’évolution des modes d’analyse et des stratégies d’action pour répondre aux problématiques des jeunes et accompagner leur leur chemin vers l’autonomie et l’autodétermination [4]. Mais de quelles manières ces avancées se concrétisent-elles dans les pratiques professionnelles ? Quels en sont les impacts sur les projets d’accompagnement des jeunes, et au-delà sur leur projet de vie ?

Ce contexte d’évolution multifactorielle  invite à repenser et réinventer l’écosystème autour des enfants, adolescents et adultes en situation de handicap.  Au final, comment les IME et les IEM relèvent-ils les différents défis du virage inclusif dans lequel est engagée l’action médico-sociale ?  

[1] Barreyre, Jean-Yves. « Les implicites d’une révolution douce », Vie sociale, vol. 4, no. 4, 2010, pp. 9-16.  [2] Article 89 de la loi 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.  [3] INSTRUCTION N° DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/2016/22 du 22 janvier 2016 relative à la mise en œuvre du plan de prévention et d’arrêt des départs non souhaités de personnes handicapées vers la Belgique.  [4] Déficiences intellectuelles. Expertise collective INSERM, 2016.

Télécharger le pré-programme

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées prévoit la scolarisation de tout enfant dans l’école la plus proche de son domicile. En 2018, où en est-on de la scolarisation des élèves avec autisme/TSA? 

Aujourd’hui, le droit commun pose comme principe que la scolarité des élèves avec autisme/TSA se déroule dans l’établissement de référence de l’élève. Par exception, le PPS (projet personnalisé de scolarisation), co-élaboré par la MDPH et l’Education Nationale, peut prévoir des aménagements spécialisés si les besoins de l’élève ne peuvent être satisfaits dans son école de quartier. Un soutien éducatif précoce, adapté et bien structuré, améliore les acquisitions et l’autonomie de l’élève avec autisme/TSA (développement langagier et sociétal). S’il n’existe pas une seule méthode éducative qui vaudrait pour chaque élève avec autisme/TSA ou pour chaque communauté scolaire, des initiatives et des innovations sont aujourd’hui portées par les professionnels pour adapter les démarches pédagogiques, l’environnement scolaire, les stratégies pédagogiques, les programmes académiques…

Autant d’exemples à suivre ou qui peuvent inspirer d’autres adaptations rendant l’environnement scolaire plus inclusif.

En complément d’une présentation par les acteurs impliqués de l’actualité législative et réglementaire des politiques publiques déployées en Nouvelle-Aquitaine dans le champ de l’autisme et de l’inclusion scolaire, le CREAI présentera les dernières données disponibles sur la scolarisation des élèves avec autisme/TSA dans la région.

Cette 8ème journée régionale de l’autisme sera aussi, comme chaque année, une occasion de se nourrir et d’échanger sur ces « innovations pédagogiques » qui se diffusent dans tous les territoires de la Nouvelle Aquitaine en faveur d’une authentique « école inclusive».

En s’inspirant de Daniel Tammet « L’important n’est pas de vivre comme les autres mais parmi les autres »…dans l’école de mon quartier.

Télécharger le programme

Journée d’étude du CREAI Bourgogne-Franche-Comté

Le CREAI Bourgogne-Franche-Comté pilote depuis 2008 un dispositif d’accès à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour les travailleurs d’Etablissements et Services d’Aides par le Travail (ESAT) et les salariés d’Entreprises Adaptées (EA). 

Pour fêter les 10 ans d’existence de ce dispositif multi partenarial, désormais nommé « Access’VAE » et marqué d’un logo dédié, le CREAI BFC et ses partenaires organisent, avec le soutien de l’ARS BFC et de la DIRECCTE BFC, un forum.

Cette journée s’adresse prioritairement aux travailleurs d’ESAT et d’EA
pour se renseigner sur la VAE et témoigner de leur parcours

Au programme : 
–    Projection « en avant-première » du film sur le parcours VAE des travailleurs d’ESAT et d’EA 
–    Pièces de théâtre humoristiques et débats avec des professionnels
–    Cérémonie de remise des diplômes
–    Espaces de partage d’expérience entre travailleurs d’ESAT et d’EA sur la VAE
–    Stands d’information des partenaires

Participation gratuite pour les travailleurs d’ESAT et d’EA (panier repas en supplément).

La journée sera également ouverte aux proches, aux accompagnants professionnels des travailleurs et plus largement à toute personne intéressée.

Télécharger le rapport