Rapport scientifique de recherche (Juillet 2018), réalisé par Emilie Potin, Gaël Henaff, Hélène Trellu, François Sorin, Pascal Plantard et financé en partie par l’ONPE.

Cette recherche questionne l’articulation entre l’autonomie relationnelle conférée par les médias socio-numériques et le contrôle inhérent à la mesure de protection.

Il est organisé en 3 parties : la première précise les objectifs du programme, le questionnement et la méthodologie afférente. Ensuite il s’agit de rendre compte des pratiques familiales de correspondance numérique en montrant leur inscription dans l’expérience du placement (partie 2). Ces pratiques sont interrogées sous le prisme de l’action des professionnels en distinguant les professionnels garants de la décision de protection, ceux qui sont chargés de sa coordination, enfin les professionnels inscrits dans la prise en charge et l’accueil (partie 3).

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Anne Caron Déglise, avocate générale à la Cour de Cassation, a présenté vendredi 21 septembre son rapport de mission interministérielle. Ce rapport est intitulé « L’ÉVOLUTION DE LA PROTECTION JURIDIQUE DES PERSONNES. Reconnaître, soutenir et protéger les personnes les plus vulnérables ».
 
Quelles sont les propositions ?
Le rapport ne s’arrête pas à des constats mais avance 104 propositions, organisées en 7 axes :
– L’ambition d’une réelle politique publique de soutien et d’accompagnement des personnes les plus vulnérables par la création d’un cadre juridique cohérent
– La construction d’un accompagnement des personnes les plus vulnérables dans une logique de parcours individualisé
– La consolidation des dispositifs d’anticipation par la personne elle-même
– L’amélioration de la réponse judiciaire par une meilleure individualisation des mesures et la priorité données au souten effectif des droits
– La sécurisation des contrôles et le renforcement de la professionnalisation des mandataires professionnels
– La question persistante des personnes protégées en Belgique
– Le pilotage et l’articulation des la politique publique de la protection juridique des majeurs
 
Quelles sont les réactions à ce rapport ?
L’UNAF, qui a particpé à ces travaux, qualifie de rapport de « pragmatique et ambitieux » (communiqué UNAF). De nombreux professionels du secteur saluent les propositions et exhortent les pouvoirs publiques de passer à l’action.
 
Retrouvez très prochainement une analyse détaillée de ces propositions sur le site du CREAI Hauts-de-France consacré à la protection juridique http://protection-juridique.creaihdf.fr
 

La Fédération des Aveugles de France lance un site d’informations et de conseils en ligne pour les proches aidants de personnes âgées malvoyantes : savoiraider.org. La CNSA a retenu ce projet à l’issue de l’appel à projets « aide aux aidants ».

2 personnes déficientes visuelles sur 3 ont plus de 60 ans : la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), le glaucome et la cataracte sont les pathologies les plus fréquentes. Souvent ignorées, ces pathologies visuelles sont à l’origine de difficultés de déplacement, de lecture, d’écriture, d’orientation dans l’espace qui peuvent contribuer à une perte d’autonomie  brutale. Les aidants constituent alors une aide précieuse pour accompagner leurs proches déficients visuelles dans la réalisation d’actes courants de la vie quotidienne.

Une meilleure connaissance du retentissement de la perte visuelle sur la vie du sujet âgé permet aux aidants d’améliorer la qualité de leur accompagnement.

Savoiraider.org (nouvelle fenêtre) propose des vidéos et des fiches téléchargeables sur une vingtaine de sujets pour aider les proches aidants à :

  • comprendre les situations de malvoyance et leurs conséquences sur la vie quotidienne ;
  • se positionner en tant qu’aidant au quotidien ;
  • connaître les modalités d’accompagnement, aménagements, … permettant le maintien de l’autonomie de la personne ;
  • connaître les dispositifs et soutiens extérieurs existants. 

 

ENSEMBLE POUR L’ECOLE INCLUSIVE

Le 18 juillet 2018, le Ministère de l’Education nationale publiait une feuille de route d’une dizaine de pages pour une école inclusive, avec des actions à échéance d’une année et des actions au terme du mandat de l’actuel quinquennat (2022).

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Cette feuille de route fait notamment suite à un rapport remis au Ministre de l’Education nationale en février 2018 sur « l’inclusion des élèves en situation de handicap en Italie »

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Le ministère de l’Éducation nationale organise les jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2018, en présence de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, un séminaire international sur l’Éducation inclusive à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.
Cette conférence internationale vise à offrir à tous les acteurs de la communauté éducative, un espace de dialogue et de réflexion sur les politiques mises en œuvre pour favoriser l’éducation inclusive des élèves en situation de handicap en France comme à l’étranger.

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Nous avons tant à nous dire !
Paroles de l’enfant, paroles à l’enfant, entendons-nous !

Bien avant sa naissance les futurs parents parlent au bébé avec tendresse, ils parlent de lui à leur entourage, aux professionnels partageant la préoccupation de son développement. Voilà que la préoccupation devient inquiétude et que l’annonce vient objectiver une différence. Comment exprimer l’indicible ?

Le bébé s’exprime bien avant le langage par le regard, les mimiques, les cris… Comment décrypter ces expressions fugaces complexes ? Il n’est pas facile de parler au bébé, au petit enfant quand les paroles des médecins, des professionnels de la petite enfance viennent en écho perturber la spontanéité des parents. Et quand l’enfant grandit, au sein de sa famille, dans son environnement social, scolaire, ses copains et les professionnels, qu’entendons-nous de ce qu’il exprime, manifeste? Que dit-il des contraintes qui lui sont imposées au quotidien ? Qu’entend-il ? à son sujet ? Parle-t-on de lui ou de sa différence ? De son handicap ? 

Ecouter, entendre, comprendre et prendre en compte la parole de l’enfant, une impérieuse nécessité sur le chemin du développement, à tout âge. Répondre à ses questions sur la différence, entendre sa souffrance et parler vrai, trouver les mots justes.
Parents et professionnels ne sont pas toujours en phase et l’enfant le ressent.  Jusqu’à quel point les parents sont-ils entendus ? Se sentent-ils autorisés à dire leurs doutes, leurs désaccords, leurs inquiétudes ? Et pour nous, professionnels, quel chemin nous reste-t-il à parcourir ? Enfants, parents et professionnels vivent la nécessité que circule une parole compréhensible, une parole juste, bienveillante, porteuse d’humanité.

C’est à ces échanges authentiques, centrés sur l’émergence de la parole de l’enfant, sur l’écoute et la compréhension de cette parole et de celle de ses parents que nous invitent les organisateurs de ces journées de l’ANECAMSP. 

Nous avons tant à nous dire !

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Chapitre prospectif du Conseil de la CNSA

Pour 2018, le conseil de la CNSA a publié un chapitre prospectif qui vise à « fixer un cadre large en approfondissant les principes fondateurs et les caractéristiques d’une « société ouverte à tous quel que soit l’âge, la situation de handicap ou de santé », répondant en cela à l’impulsion conjointe de la ministre des Solidarités et de la Santé et de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées ».

Le lecteur trouvera dans les travaux présentés dans ce chapitre prospectif, des repères principiels, des orientations, des propositions méthodologiques et des préconisations.

Ce chapitre comprend une version en Facile à Lire et A Comprendre.

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Le dépliant  des nomenclatures « prestations » et « besoins » du Projet de réforme Serafin-PH a été actualisé fin mai 2018.

Le principal changement a consisté à ajouter une prestation directe spécifique : « 2.4 : prestation de coordination renforcée pour la cohérence du parcours »; ajout validé par le conseil stratégique du 27 avril 2018. Cette nouvelle prestation intervient si elle est indispensable à  la cohérence du parcours  ou prend le relai de la coordination usuelle mise en œuvre par les professionnels accompagnant des personnes en situation de handicap, lorsque cette dernière ne constitue plus une réponse suffisante. En effet, il est important de rappeler que la coordination usuelle nécessaire pour toute prestation (rencontre de partenaire, réunion de synthèse) est intégrée à chaque prestation.

La prestation de coordination renforcée pour la cohérence du parcours vise à prendre en compte des situations complexes pour lesquelles de nombreux professionnels, souvent issus de champs d’intervention différents, doivent articuler leur action et nécessitent ainsi des espaces d’échanges et de coordinations spécifiques, ou encore pour prendre en compte des réponses modulaires dans le cadres de projets inclusifs, ou bien pour décrire l’activité principale de nouveaux dispositifs innovants (comme certains PCPE par exemple).

Télécharger le nouveau dépliant des nomenclatures (mai 2018)

Télécharger les nomenclatures détaillées (nouvelles version – 28 avril 2018)

Avis du Conseil économique, social et environnemental sur le rapport présenté par M. Antoine Dulin, rapporteur au nom de la section des affaires sociales et de la santé.

Les préconisations du CESE ont vocation à nourrir la future stratégie interministérielle pour la protection de l’enfance et de l’adolescence (2018-2022) qui sera mise en place par la ministre des Solidarités et de la santé en lien étroit avec la ministre de la Justice et les conseils départementaux.

Cette stratégie sera articulée autour d’un axe principal : l’amélioration des parcours des enfants et des jeunes suivis au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle devra notamment être coordonnée avec la future stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes et celle sur la parentalité. Les autres politiques publiques qui touchent à l’enfance et à la jeunesse devront y être associées : protection judiciaire de la jeunesse, éducation nationale, stratégie de santé (notamment psychiatrie), stratégie en faveur des personnes en situation de handicap, etc.

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Les expérimentations Paerpa (Parcours santé des aînés), lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes, ont pour objectif d’améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de 75 ans et plus et de leurs aidants. Les projets visent à faire progresser la coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social pour améliorer la qualité de la prise en charge globale, prévenir la perte d’autonomie et éviter le recours inapproprié à l’hospitalisation.

L’évaluation conçue par l’Irdes vise à porter un jugement global sur les résultats des projets, en tenant compte de leurs spécificités territoriales, au regard des objectifs de Paerpa et au moyen de critères communs. Ce rapport intermédiaire présente les principales étapes et méthodes de l’évaluation d’impact, et dévoile les premiers résultats sur les données 2015-2016. 

Les analyses sur les deux premières années de montée en charge des expérimentations Paerpa ne permettent pas d’établir un effet global significatif, pour aucun des indicateurs étudiés. Cependant, les analyses par territoire permettent de déceler des effets significatifs dans certains territoires pour les indicateurs de résultat les plus sensibles à la mobilisation des acteurs de soins primaires, comme la polymédication et le recours aux urgences. 

Le croisement de ces résultats d’impact avec les analyses qualitatives et les données de déploiement des dispositifs suggère que la différence de « maturité » entre les territoires peut être un facteur déterminant. Il serait important de mieux comprendre les projets et les pratiques locales dans les territoires qui connaissent des premiers résultats. Le manque d’effet visible de Paerpa sur les recours à l’hôpital, quel que soit le territoire considéré, suggère aussi qu’il serait légitime d’examiner d’autres leviers d’action pour améliorer les pratiques hospitalières, pour faire progresser la coordination ville-hôpital et faire évoluer Paerpa.

Télécharger le rapport des premiers résultats (Juin 2018)

Ce 28 juin 2018, Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, accompagnée de Sophie CLUZEL, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, est venue présenter l’ensemble de sa feuille de route, au tout premier Comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie (CSSMP).

Pour porter une vision positive de la santé mentale, 37 mesures sont proposées, déclinées autour de trois grands axes d’intervention pour :

  • promouvroir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance et les troubles psychiques et prévenir le suicide ;
  • garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ;
  • améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique.

La Ministre réunira une fois par an sous sa présidence, le CSSMP dont les 29 membres représentatifs de diverses sensibilités et légitimités, seront appelés à suivre les mesures engagées. Ils pourront s’appuyer sur les travaux engagés au sein de différentes commissions, comités et institutions.

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