Formation UNA / ANCREAI

Formation « PCH et évaluation des besoins de la personne en situation de handicap »

L’activité des services auprès de personnes en situation de handicap s’est développée ces dernières années et est appelée à poursuivre sa croissance. De ce fait, la prestation de compensation du handicap devient une source de financement pour les services à domicile et eux-mêmes deviennent des acteurs de la réponse offerte aux personnes handicapées.

C’est pourquoi les cadres des services des Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD) ont besoin de développer leurs compétences :

  • Techniques sur cette prestation, d’en maîtriser les caractéristiques, de la différencier des autres prestations ou allocations, d’en comprendre les enjeux dans la gestion de l’activité sa structure.
  • D’intervention dans le parcours de la personne. Le service participe à l’évaluation constante des besoins, relaie d’autres partenaires au fil du parcours (retour à domicile après hospitalisation, temps partagés entre domicile et institutions pour des enfants etc.)
  • Stratégiques: les politiques publiques évoluent, tout comme l’organisation de la réponse collective sur les territoires pour répondre à l’ensemble des besoins des personnes les services à domicile doivent se positionner dans ce jeu partenarial.

La formation proposée par l’ANCREAI fait partie désormais du catalogue de l’UNA s’adressant aux cadres des SAAD de cette Fédération.

 

Faire vivre un GEM

Le nouveau cahier des charges des G.E.M (mars 2016) implique un certain nombre d’ajustements, pour leurs membres, les entités gestionnaires et de parrainages, pour rappel, le financement des G.E.M est conditionné par le respect de ce cahier des charges. La CNSA a lancé un appel d’offre en 2017 pour que des formations soient menées auprès des membres de GEM (adhérents, salariés, gestionnaire et/ou parrain) afin de s’approprier l’esprit du nouveau cahier des charges. Les cinq têtes de réseau des GEM ont été retenues pour réaliser ces formations  : CNIGEM, FNAPSY, ADVOCACY, Union nationale GEMFrance, AFTC.

Pour cette mission, le C.N.I.G.E.M a souhaité s’entourer du réseau de l’A.N.C.R.E.A.I.  afin de co-construire les supports et co-animer les sessions de formation. 29 sessions de formation sont conduites de janvier 2018 à mi-2020 dans toutes les régions françaises (y compris l’Océan Indien).

Chaque session de formation s’adresse à une vingtaine de personnes pendant deux jours consécutifs et une journée à distance.

Les deux premières journées de formation sont organisées en quatre séances (comprenant des travaux en sous-groupes)

  • Les GEM : Une histoire et quel avenir ?
  • Gouvernance : participation et pouvoir d’agir.
  • Responsabilité des administrateurs.
  • Gouvernance et délégations des tâches et des responsabilités.

Cette formation s’appuie notamment sur les résultats de l’étude nationale ANCREAI « Evaluation qualitative des effets produits par les GEM sur les situations de vie des adhérents (Novembre 2017). http://ancreai.org/etudes/evaluation-qualitative-des-effets-produits-par-les-gem-sur-les-situations-de-vie-de-leurs-adherents/

L’Action Collective Nationale de formation action croisée proposée par l’OPCA UNIFAF sur « les adolescents en difficultés, quels accompagnements sur les territoires ? » a été conduite par le réseau des CREAI de 2012 à 2015 en direction des établissements et services adhérents d’UNIFAF. Elle a permis à des professionnels cadres, socio-éducatifs et soignants, ancrés sur des territoires communs et travaillant dans des univers professionnels différents de partager une réflexion et d’actualiser leurs connaissances autour des situations qu’ils partagent. Ainsi, des professionnels d’établissements et de services du secteur de la protection de l’enfance et du secteur du handicap, de « première ligne » ou d’encadrement, ont pu participer ensemble à cette action.

Télécharger le bilan national de cette action

La proposition visait à permettre une meilleure connaissance réciproque des acteurs pour l’élaboration d’une réflexion partagée, en tension. Pour assurer une cohérence de la démarche au niveau national, une méthode et des objectifs similaires ont été adoptés sur l’ensemble des territoires. Il s’agit de partir d’un outil diagnostic, renseigné en amont par les professionnels des structures inscrites à la formation, afin d’interroger plusieurs thématiques puis de mettre en perspectives les apports avec ceux des autres établissements et services. D’autres outils ont été utilisés, notamment une grille de recueil biographique.
La démarche a permis la mise en œuvre d’une dynamique sur le territoire national. 19 régions y ont participé (voir liste ci-dessous), 39 sessions ont été réalisées, plus de 800 professionnels et 250 établissements et services ont été concernés. Les établissements et services de la protection de l’enfance ont constitué 53% des structures engagées, les établissements et services médico-sociaux 42% ; à noter une participation plus marginale de CER et CEF (2,5%), d’équipes de prévention spécialisée (0,8%) et de points accueil écoute jeunes (1,5%).
Les partenaires de ces services sont intervenus lors des sessions : les services de pédopsychiatrie, l’Education nationale, les services de l’ASE, les ARS, des magistrats les MDPH et la PJJ.
Outre les apports programmés d’information concernant la connaissance des parcours, les dimensions du risque, de la responsabilité ou du travail avec les familles, les stagiaires sur chaque territoire, sont partis des situations qu’ils rencontraient sur le terrain (au total 120 à 160 études de cas) et ont pu ainsi moduler et/ou enrichir l’interconnaissance que la formation-action construisait.
A mi-parcours, les stagiaires ont réalisé des stages croisés de 35 heures.
Enfin, une conférence de restitution à laquelle les partenaires institutionnels du territoire étaient invités, s’est tenue pour chaque session.
Cette action de formation-action a permis d’ouvrir des espaces collectifs d’échange et de réflexion sur les difficultés que peuvent rencontrer ces adolescents : des parcours semés de ruptures, des allers retours d’institution en institution, des mises en échec qui se répètent, des adolescents en souffrance, des difficultés de scolarisation, des passages à l’acte, des conduites violentes, addictives, des situations de vie traumatiques, des difficultés relationnelles ou psycho-affectives.
Des leviers ont été identifiés par les professionnels : ceux-ci valorisent tout d’abord l’intérêt d’une approche intégrée prenant en compte les différentes dimensions du parcours de vie. Des expériences de travail en réseau existent sur les territoires et prennent des formes différentes selon le contexte local, les dynamiques en jeu et les acteurs impliqués : instances de coordination sur les situations complexes, groupes de concertation ou de médiation, réunions partenariales, équipes mobiles, commissions sur les situations critiques… Ces initiatives locales plus ou moins formalisées interrogent le cadre institutionnel et législatif : quelles évolutions possibles pour faire vivre la coopération et la complémentarité entre acteurs ?
Si les lois successives (2002-2, 2005-102, 2007-293, 2009-879) incitent à la diversification, à la souplesse et à l’adaptation des réponses, c’est l’aspect opérationnel du décloisonnement entre secteurs qui favorisera des modalités d’accompagnement partagées, cohérentes et coordonnées.
Si le cadre des réflexions, et des propositions, était celui d’une formation-action nationale diligentée par UNIFAF, il n’y avait donc pas une commande officielle et des attendus venant d’une autorité dans le cadre de l’élaboration d’une politique territoriale.
Cependant plusieurs pistes ont été identifiées par les professionnels, de façon récurrente dans les sessions, visant à faciliter ce décloisonnement : des stages croisés, des formations communes intersectorielles, la recherche de transversalité dans les pratiques professionnelles, les séances d’analyse de la pratique, des supports et outils de travail partagés… Le levier institutionnel demeure également un enjeu fort pour garantir un accompagnement personnalisé de l’adolescent en difficultés multiples.
Si cette démarche de formation-action a produit du changement au niveau des pratiques professionnelles et des dynamiques inter-structures, l’approche collaborative et intégrée des situations complexes dépend également des perspectives d’évolutions institutionnelles pour répondre aux questions encore en suspens.
– Comment faire vivre et pérenniser des initiatives de travail en réseaux portées ou engagées localement ?
– Quelle méthode de travail partagée entre acteurs pour concilier approche des situations complexes et modalités de participation de l’adolescent et de sa famille ?
– Comment rendre opérationnel le décloisonnement entre secteurs pour lever les freins administratifs et financiers inhérents aux logiques de schémas ?
Quelle articulation entre les acteurs et quel mode de coordination en faveur d’un parcours de vie sans rupture dans le sens du rapport « Zéro sans solution » de Denis Piveteau ?

Les 19 régions où l’action a été réalisée: Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne Ardenne, Franche-Comté, Ile de France, Limousin, Lorraine, Basse Normandie, Haute Normandie, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Ile de la Réunion, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes.

Le réseau national des CREAI a organisé tout au long de l’année 2014 à la demande de l’ANESM des réunions d’information et de soutien des ESSMS dans leurs démarches de contractualisation et de réalisation de l’évaluation externe.

Dans le souci de mieux répondre aux besoins et attentes exprimées par des ESSMS en difficulté, l’ANCREAI a souhaité mettre gratuitement à disposition des gestionnaires et des directeurs des outils pratiques d’aide à la contractualisation et au suivi de l’évaluation externe.

  • Un cahier des charges « personnalisable » pour organiser la mise en concurrence et trouver un organisme habilité à l’évaluation externe en capacité de répondre à la spécificité de chaque commanditaire.
  • Une grille de cotation pour sélectionner la meilleure proposition parmi les organismes habilités qui ont répondu à votre appel d’offres.
  • Un outil de lecture dynamique du pré-rapport et de formulation objectivée d’observations (avec preuves téléchargeables).
  • Un outil pour évaluer la prestation de l’organisme habilité à l’issue de sa mission.

​Tous ces outils sont gratuitement à disposition des responsables intéressés à l’adresse www.choisirsonevaluateur.org